Événement écoresponsable : comment passer au zéro déchet ?

Pour les CSE (ex. comités d’entreprise), organiser des évènements offre l’occasion de rassembler les salariés dans un cadre qui sort des conventions et permet de renforcer le lien et la cohésion, en touchant y compris les familles. Mais la prise de conscience des défis environnementaux génère de nouvelles attentes. Le monde de l’événementiel doit désormais acter l’importance de la réduction des déchets et de la lutte contre les gaspillages. Les CSE pourront – et devront – accompagner ces changements. 

Éco-conception des évènements : simple affichage ou tendance de fond ?

 

Bannissement des plastiques jetables, éléments de décor réutilisés par des associations et scénographies jouant sur le minimalisme, le zéro déchet s’invite au programme des grands contrats événementiels. Il est bien sûr de mise lors des rendez-vous grand public dédiés aux problématiques environnementales comme Biodiversiterre ou le Congrès mondial de la nature. Il mobilise aussi de plus en plus les organisateurs de festivals à travers le pays. Mais le zéro déchet s’affiche également lors d’évènements organisés par des entreprises du CAC 40, ou encore aux Universités d’été du Medef où il fut mis en avant l’année passée.

 

Derrière cet engouement, on aura tôt fait de pointer du doigt, chez certains donneurs d’ordre, les contradictions mises au jour entre communication événementielle et engagement concret. Ainsi, le même Medef était-il épinglé par l’association Zero Waste France en avril dernier pour son travail de sape présumé contre la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Effectivement, ça fait un peu désordre. Mais au-delà des possibles arrière-pensées des contractants, la tendance actuelle semble bien répondre aux évolutions de fond de la société, de plus en plus consciente des enjeux environnementaux.

  

“Pour 1000 évènements, à raison de 200 participants par événement et d’une réduction attendue (minimum !) de 50% des déchets produits, ce sont plus de 50 tonnes de déchets qui seraient évitées, et quelques 200 000 personnes sensibilisées” – Zero Waste france

 

Une tendance qui se traduit par une demande croissante en matière d’éco-conception des évènements. Et pour cause : l’organisation d’un événement représenterait en moyenne, pour chaque participant, la production de 500g de déchets – dont la moitié est aisément valorisable – et la consommation de 100g de papier – soit environ 20 feuilles  – selon l’ADEME. Les déchets sont en outre particulièrement visibles et constituent donc un levier de sensibilisation et d’éducation important. 

 

 

Un secteur événementiel qui entame sa mue

 

C’est pour répondre à cette demande que de plus en plus d’acteurs du secteur événementiel tentent de se démarquer. On trouve d’une part des mastodontes cotés en Bourses comme GL Events ou Hopscotch, mais aussi de nombreuses PME et TPE comprenant des fournisseurs ainsi que des sous-traitants.

 

L’éco-conception d’un événement requiert une expertise dans de nombreux domaines. Le choix des décors et des scénographies doit se faire en adéquation notamment avec le choix de matériaux. Il est nécessaire de sourcer efficacement ses fournisseurs, et d’anticiper la réutilisation d’un maximum d’éléments (moquettes, panneaux en contreplaqué, écrans et matériel audiovisuel…). Il faut pour cela tisser ses réseaux auprès d’entreprises et d’acteurs associatifs locaux. Enfin, l’optimisation des transports et des consommations énergétiques doit également être prise en compte, à travers par exemple l’accessibilité des sites et la mise en place de dispositifs d’acheminement. 

 

Afin d’évaluer cette démarche et de guider les nouveaux entrants, des labels de certification sont progressivement apparus. Créé en 2011 par le syndicat national des prestataires de l’audiovisuel scénique et événementiel, le label français PrestaDD est mis en œuvre par Ecocert. Il implique d’engager une démarche d’amélioration continue jusqu’à atteindre une note de 80 % dans tous les critères prévus par le cahier des charges. Ces critères incluent, outre l’éco-conception des prestations, les initiatives internes des entreprises tant sur le plan environnemental (isolation, flottes de véhicules, sensibilisation des salariés…) que social (effort de formation, prévention des risques, politique RH…). Accessible en termes de coûts, il se veut adapté aux PME et TPE des secteurs du spectacle et de l’animation événementielle.

 

“Les activités événementielles prélèvent un lourd tribut sur les ressources, la société en général et l’environnement, en raison des déchets importants qu’elles peuvent souvent produire” – norme iSO 20121

  

Autre exemple,  Green Globe, label international cette fois-ci, apparaît quant à lui dans les années 1990 avec pour cible l’industrie touristique. On le retrouve dans le monde de l’événementiel par le biais du tourisme d’affaires (e.g. exploitants de centres de congrès). La certification “événement éco-engagé” s’adresse pour sa part aux organisateurs et vise à évaluer l’événement lui-même (principalement des festivals ou des salons annuels).

 

Mentionnons enfin comme point de repère la norme ISO 20121 (de son petit nom). Créée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), elle offre des lignes directrices utiles pour maîtriser l’impact économique, social et environnemental d’un événement.

 

 

L’opportunité de créer du lien et de se faire plaisir

 

Penser l’événement zéro-déchet ne doit pas se restreindre aux grandes occasions. La crise sanitaire nous a certes privés de ces réunions informelles (pots d’arrivée, afterworks) si nécessaires à la cohésion des équipes. On peut cependant parier qu’elles seront d’autant plus appréciées dans un futur (on l’espère) proche. Ce seront là autant d’occasions de mettre en pratique des habitudes nouvelles, avec à la clé des impacts bénéfiques tant pour la planète que pour le bien-être des salariés.

 

Mettre la main à la pâte en privilégiant le “fait-maison” ou le “fait au bureau” permet par exemple de réduire les emballages, le gaspillage, de créer du lien et de miser sur la qualité et le plaisir pour un budget dérisoire. La vaisselle réutilisable réduit à terme les coûts, tout en privilégiant des contenant aux matériaux souvent plus sains et plus chaleureux (verre, céramique, bois).

 

“nous sommes arrivées à l’écologie par le zéro-déchet. on a changé nos habitudes, C’était comme un jeu pour nous, et on y a pris goût.” – céline et donatienne, salariées engagées

 

A tous les niveaux, des solutions et des alternatives pratiques peuvent être mises en place pour réduire au strict nécessaire l’impact d’un événement sans en altérer l’agrément. Elles peuvent se faire l’écho, voire l’accélérateur des nouvelles habitudes adoptées dans leur quotidien par un nombre croissant de citoyens.


Pour réussir votre événement zéro déchet, une foule d’idées s’offrent à vous. Vous pouvez commencer par vous inspirer des “12 actions pour amorcer une démarche zéro déchet” de Zero Waste France, avant pourquoi pas de vous adresser à des prestataires spécialisés pour gérer au mieux l’animation et l’organisation. 

 

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