Tourisme responsable : tous les voyants au vert ?

Au cours des Trente glorieuses, les comités d’entreprise ont apporté une contribution décisive à la démocratisation des vacances et des loisirs. Mais aujourd’hui, la prise de conscience accélérée par la crise sanitaire met l’offre des voyagistes en port-à-faux avec les aspirations émergentes des ménages. Les acteurs du tourisme admettent qu’ils ont pris du retard. A l’heure où de nouvelles offres apparaissent sur le marché, comment les CSE peuvent-ils agir pour accélérer la transition vers un tourisme durable?

 

Une prise de conscience qui s’affirme à tous les niveaux

 

Une large majorité de Français souhaite limiter l’impact environnemental de ses voyages. Une étude réalisée par le site de réservation d’hébergement Booking.com en avril 2019 relevait ainsi que 76% d’entre eux souhaitent que des solutions durables soient mises en place rapidement en matière de tourisme.


Prendre en compte ce changement rapide des mentalités implique d’une part pour les CSE d’être à l’écoute des attentes nouvelles de leurs collègues, et d’autre part, de faire le point sur les enjeux écologiques majeurs liés au tourisme.

 

 

Poser la question des modes de transport

 

Le tourisme générerait 5% des émissions mondiales de gaz à effets de serre selon le ministère de la transition écologique. Ces émissions enregistrent une croissance rapide et  devraient augmenter de 130 % d’ici 2050. Elles sont principalement liées aux transports, et dans une moindre mesure à l’hébergement, au shopping, et à la consommation alimentaire. 


On pointera vite du doigt l’avion. L’étendue de son impact en termes de gaz à effet de serre est un débat complexe, qui pose de nombreux problèmes de méthodologie. Retenons pour l’heure que par rapport à la voiture, l’avion émet environ autant de CO2 par passager qu’une voiture emportant entre une et deux personnes à bord. Au final, ce qui pèse lourdement dans le bilan carbone du transport aérien, c’est surtout le fait qu’il nous a habitués à voyager beaucoup plus loin. 


Pour gérer l’impact des voyages, le premier critère à prendre en compte est donc la distance. Ensuite, vous pouvez comparer différents modes de transport avec des outils comme le calculateur de déplacements de l’Ademe (via son service Ecolab). Quand vous avez un trajet précis en tête, vous pouvez aussi recourir au calculateur carbone de la Direction générale de l’aviation civile pour les trajets en avion. Et pour les déplacements par route, certaines plateformes comme Viamichelin ou Mappy vous permettent d’estimer les consommations d’essence en fonction du type précis de véhicule. On retiendra 2,3 kg de CO2 émis par litre d’essence consommée, et 2,7 kg de CO2 par litre de gazole. 


Rappelons enfin que si le train est une alternative disponible, il sera toujours plus pertinent en termes d’émissions de gaz à effet de serre (30 à 100 fois moins polluant que l’avion ou la voiture). Pensez notamment aux trains de nuit qui permettent de réaliser des trajets longs tout en économisant du temps pour profiter pleinement des week-ends.  

 

 

 

Sensibiliser à la préservation de la biodiversité

 

Les activités touristiques peuvent avoir un fort impact sur les écosystèmes et la biodiversité. Elles seraient par exemple à l’origine d’un détritus sur deux rejeté en Méditerranée selon un rapport du WWF. Outre les déchets, le mauvais traitement des eaux usées, l’étalement non contrôlé du foncier ou tout simplement la surfréquentation (piétinement, bruit) peuvent fortement dégrader les milieux naturels. 

 

N’hésitez pas à vous écarter des sentiers battus pour privilégier des destinations moins fréquentées. Il importe également de sensibiliser aux gestes responsables : trier ses déchets, pas de dépôt sauvage, pas de prélèvement de faune, de flore, de sable ou de galets pour se faire des souvenirs, raisonner l’usage de la crème solaire et éviter les filtres UV les plus nocif pour l’environnement (ceux qui utilisent de l’oxybenzone ou de l’octinoxate en particulier). Enfin, rappelez-vous que faire le choix de se rapprocher de la nature pour ses vacances demandera de s’informer d’autant plus quant aux bonnes pratiques à suivre pour mieux la respecter.

 

Des labels comme la Clef Verte ou l’Écolabel européen donnent au client des garanties en termes de bonnes pratiques et d’aménagements spécifiques liés à la gestion des déchets et à l’utilisation des produits d’entretien. On citera également l’initiative Hôtels au Naturel, qui tisse des partenariats entre les petits acteurs de l’hôtellerie et les parcs naturels régionaux, et pose des critères très stricts quant à l’implantation soutenable du foncier dans son environnement. En hiver, c’est le label Flocon Vert qui pourra vous guider sur les pistes de ski.

 

 

Se défaire des idées reçues

 

Voyager de façon responsable n’est pas en soi un luxe réservé à un marché de niche. Un hôtelier qui investit pour consommer moins d’eau et d’énergie, qui s’approvisionne auprès de producteurs locaux, n’aura pas nécessairement des coûts de fonctionnement plus élevés qu’un prestataire conventionnel. Ce sera même plutôt le contraire. De plus en plus, les acteurs du tourisme éco-responsable tentent d’attirer les voyagistes généralistes afin de toucher un public plus large

 

Si le tourisme responsable peut prendre la forme d’expériences originales fondées sur le resserrement des liens avec la nature ou tout simplement avec l’humain, il peut tout aussi bien s’inscrire dans un cadre beaucoup plus classique. Penser l’impact de son voyage en termes d’optimisation de la distance parcourue, du mode de transport choisi, du type d’hébergement retenu, et de l’impact sur les écosystèmes, ne transformera pas nécessairement du tout au tout le contenu même de l’expérience. De ce point de vue là, c’est bien à vous qu’appartient le choix de ce que vous souhaitez faire vivre à vos collègues. 

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